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Egalité: Faire famille, un défi pour les personnes queers

La sociologue québécoise Gabrielle Richard constate une difficulté pour les personnes queers à se projeter dans la parentalité et dans la famille et invite à les repenser.

Pour les familles homoparentales, les difficultés restent nombreuses, juridiques, administratives, sociétales. © Adobe Stock
Pour les familles homoparentales, les difficultés restent nombreuses, juridiques, administratives, sociétales. © Adobe Stock

Dominique Hartmann

Publié le 13.05.2024

Temps de lecture estimé : 7 minutes

Pour les personnes queers, faire famille autrement est une nécessité. Avant la légalisation du mariage pour tous, l’adoption entre adultes était la seule façon de faire famille quand on était queer – que ce soit pour manifester socialement un lien amoureux, pour avoir la garde légale de l’enfant si le parent biologique venait à disparaître, pour accéder à l’assurance-vie de celui-ci.

La donne change aujourd’hui dans certains pays, mais les difficultés restent nombreuses, juridiques, administratives, sociétales. «La meilleure manière d’en finir avec les injonctions hétéronormatives ciblant la famille, estime la sociologue et parente queer Gabrielle Richard, est de rendre visibles ces parentalités qui n’ont pas attendu le blanc-seing de la société pour exister.» Pour écrire Faire famille autrement (2022), la sociologue québécoise a interrogé des parents queers de la francophonie d’Europe, d’Amérique et d’Afrique.

«Queerer» la famille

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